Montreal, 16 avril 2026 – Un jour de plus, une nouvelle panne humiliante sur le tout récent Réseau express métropolitain (REM) du Québec. Cette fois‑ci, des dizaines de passagers se sont retrouvés coincés dans un train sans énergie dans le tunnel du Mont‑Royal après minuit le 11 avril, contraints de marcher près d’un kilomètre sur les rails, pour finalement émerger à la station Édouard‑Montpetit sans aucun transport de remplacement. Le métro a été fermé.

Les navettes promises ne sont jamais apparues. Beaucoup ont dû débourser entre 25 $ et 50 $ pour des Ubers afin de rentrer chez eux. Bienvenue dans le transport québécois en 2026 : un « avenir de la mobilité » automatisé de plusieurs milliards de dollars qui ne sait même pas gérer une panne de courant nocturne sans abandonner les usagers au milieu de la nuit.01c5bb Pulsar, l’opérateur du REM pour CDPQ Infra, a admis ouvertement qu’il existait un « angle mort » dans son plan d’urgence pour les incidents hors‑heures.

Quand le dernier train de la nuit s’arrête, le plan se contente… de s’arrêter. Pas de navettes, pas de taxis, aucune vraie solution. Juste bonne chance et votre carte de crédit.

Ce n’est pas un incident isolé. Depuis l’ouverture complète de la branche Deux‑Montagnes en novembre 2025, le REM subit des interruptions fréquentes : en moyenne, un retard ou une panne majeure tous les quelques jours. Des composants électroniques défectueux sur les rames Alstom sont souvent pointés du doigt, mais le problème plus profond est une incompétence systémique en planification et exécution.

Et qui paie cette pagaille ? Les contribuables québécois, déjà écrasés sous la charge fiscale la plus élevée du Canada. Les Québécois font face aux taux d’imposition combinés fédéral‑provincial les plus élevés du pays, avec des taux marginaux dépassant les 53 % au sommet.

La province finance fièrement des programmes sociaux étendus, la garde d’enfants subventionnée et des services publics que d’autres provinces n’offrent pas — tout en prélevant davantage d’impôts et une taxe de vente proche de 10 %. L’Alberta, en revanche, ne prélève aucune taxe de vente provinciale et bénéficie de taux d’imposition sur le revenu bien plus bas. Pourtant, avec tous ces revenus, le Québec ne parvient pas à assurer la fiabilité de base d’un projet phare de transport.

Pire encore, ce fiasco est en partie financé par l’argent fédéral canadien — des dollars prélevés sur les contribuables de tout le pays, y compris ceux des provinces à faible fiscalité. Le gouvernement fédéral a injecté environ 1,28 milliard de dollars dans le REM dans le cadre de ses engagements d’infrastructure. Les contributions provinciales et les fonds propres de la CDPQ ont porté le coût total du projet à environ 6–8 milliards de dollars (les dépassements de coûts ayant encore gonflé la facture).

La promesse ? Un réseau de tramway léger automatisé, moderne, fiable et fonctionnant 24 h/24. En réalité, les usagers subissent des coupures de courant, des marches dans le tunnel et des factures Uber à minuit.

L’argent fédéral, d’un océan à l’autre, subventionne effectivement l’incapacité du Québec à livrer l’un de ses projets d’infrastructure les plus médiatisés. Les Québécois paient les impôts les plus élevés pour soutenir un secteur public gonflé et des projets grandioses, tandis que le reste du Canada contribue — et tout le monde se retrouve avec un service médiocre et aucune responsabilité. Le REM a été vendu comme un bouleverseur : un transport rapide, fréquent, sans conducteur, reliant les banlieues au centre-ville et à l’aéroport.

Ce que nous avons, c’est un système miné par des défaillances techniques, une mauvaise planification d’urgence et un opérateur qui traite les pannes nocturnes comme le problème de quelqu’un d’autre. Des passagers comme William Bruneau, qui a payé près de 50 $ pour rejoindre Deux‑Montagnes, se demandent pourquoi il n’existe aucun protocole d’urgence de base après minuit. La classe politique québécoise adore les projets coûteux et les dépenses élevées.

La province se classe chaque année parmi les plus lourdes en charge fiscale au Canada, pourtant les services de base — y compris un transport public fiable — échouent régulièrement. Quand le REM tombe en panne (ce qui arrive avec une embarrassante régularité), la réponse se limite à des excuses sur les « douleurs de croissance » et des promesses vagues de « révision des procédures ». Ce dernier incident révèle la pourriture : un investissement massif des contribuables (provincial + fédéral), des impôts astronomiques finançant un modèle inefficace, et des citoyens ordinaires qui en paient le prix — littéralement, de leur poche à 2 h du matin. Le Québec doit cesser de faire croire que jeter des milliards dans des projets de prestige tout en maintenant l’une des charges fiscales les plus lourdes du pays équivaut à une bonne gouvernance.

Tant que le REM ne pourra pas garder les lumières allumées et ramener les passagers bloqués chez eux sans les forcer à recourir à des services de covoiturage coûteux, il restera un symbole coûteux de mauvaise gestion — à la québécoise. Les contribuables du Québec et de tout le Canada méritent mieux que des trains en panne, des tunnels sombres et des promesses vaines.