Quebec possède les taux d’impôt sur le revenu provincial les plus élevés du Canada. Associés aux impôts fédéraux, les résidents du Québec font face à l’une des charges d’impôt sur le revenu les plus lourdes d’Amérique du Nord. Le gouvernement du Québec perçoit ces taxes avec la justification explicite qu’elles financent les services publics.
Santé. Éducation. Infrastructures.
Sécurité publique. La sécurité publique comprend la police, entièrement financée par les contribuables.
Cette police s’est alors déguisée en sans‑abri mendiant pour approcher les contribuables aux intersections et leur soutirer de l’argent supplémentaire sous forme d’amendes. Ce n’est pas une métaphore. C’est un fait documenté confirmé par la police de Montréal en avril 2015.
La réalité fiscale
Les taux marginaux combinés provinciaux et fédéraux du Québec figurent parmi les plus élevés d’Amérique du Nord pour les revenus moyens. La province a également les cotisations sociales les plus élevées du Canada. Les Québécois paient une taxe sur les services de santé, un taux de cotisation au Régime de retraite du Québec supérieur à celui du RPC national, une prime d’assurance médicaments, ainsi que des taxes municipales qui financent, entre autres, la police responsable de l’opération de déguisement.
Chaque service offert par le gouvernement du Québec est financé par le contribuable avant même que ce dernier ne le reçoive. Le salaire des policiers est payé par le contribuable. Le véhicule de police est financé par le contribuable.
L’uniforme de police est acheté avec l’argent des contribuables. Le costume de sans‑abri utilisé pour tromper les usagers aux intersections a également été payé par le contribuable.
Ce qu’était réellement l’opération
Enlevez le jargon juridique et la justification d’application de la loi, et décrivez les faits simplement. Des citoyens qui payaient des impôts pour financer une police ont été trompés par cette même police afin de révéler un comportement légal qui pouvait ensuite être sanctionné. La tromperie visait à empêcher le citoyen de savoir qu’il était observé, afin qu’il ne puisse pas exercer son droit légal de modifier son comportement en présence des forces de l’ordre.
C’est le but précis de l’application de la loi sous couverture : attraper des personnes qui ne commettraient pas d’infraction s’ils savaient que la police les surveillait. Cela soulève la question que les médias québécois n’ont jamais posée directement en 2015 et à laquelle aucun responsable public n’a répondu.
Si le comportement était suffisamment dangereux pour justifier des tactiques d’application de la loi proches du domaine criminel, incluant tromperie et déguisement, pourquoi la réponse se limite‑telle à une amende qui revient au gouvernement plutôt qu’à une véritable intervention de sécurité ? La réponse est le revenu. L’amende génère de l’argent.
La justification de sécurité fournit le couvert politique pour la percevoir. La tromperie maximise le nombre d’amendes pouvant être émises avant que le public ne découvre la tactique et ne modifie son comportement. Ce n’est pas de l’application de la loi.
C’est une opération de revenu avec un insigne.
L’insulte spécifique
Le choix du déguisement n’était ni accidentel ni aléatoire. Les sans‑abri aux intersections qui demandent de l’argent constituent la population précise que la plupart des conducteurs ignorent ou à laquelle ils répondent brièvement à travers la vitre d’une voiture. Cela en fait le couvert optimal pour un agent qui doit s’approcher d’une vitre sans susciter de soupçon.
La police de Montréal a exploité la vulnérabilité sociale des sans‑abri comme un atout tactique. Le groupe démographique le moins protégé par les institutions qui servent tout le monde est devenu le costume d’une opération visant à extraire de l’argent de tous les autres. La police de Montréal a reconnu que c’était une erreur.
Ils n’ont pas reconnu que l’utilisation d’une population vulnérable comme couverture pour une application de revenu constitue une expression précise de qui l’institution considère comme digne de protection versus digne d’exploitation. Le sans‑abri qui s’approche réellement de votre vitre pour demander de l’aide n’a aucun insigne à présenter. Aucun salaire financé par vos impôts.
Aucun soutien institutionnel. Ils utilisent la même intersection que l’agent sous couverture. La différence : l’un y est parce que le système l’a laissé tomber, l’autre parce que le système l’a envoyé.
Le schéma que le Québec ne discute pas publiquement
Cette plateforme a documenté un schéma récurrent à travers les institutions québécoises ces dernières semaines. Des entreprises de transport routier qui créent des pénuries de conducteurs puis demandent des subventions publiques pour y remédier. Des opérateurs de transport scolaire qui obtiennent des contrats publics puis déploient des véhicules surdimensionnés sur des itinéraires inappropriés afin de maximiser la valeur du contrat.
Des sociétés de financement automobile qui ciblent des groupes démographiques vulnérables avec des produits conçus pour créer une dépendance à la dette. Une législation linguistique qui restreint les petites entreprises tout en protégeant les institutions anglophones qui génèrent de la valeur économique. L’opération de déguisement de sans‑abri s’inscrit précisément dans ce schéma.
Une institution publique financée par les citoyens utilise les ressources fournies par ces mêmes citoyens pour extraire davantage d’argent de ces mêmes citoyens par la tromperie. Ce qui rend cela spécifique au Québec, c’est l’ampleur de la fiscalité qui finance ces institutions. Le contribuable québécois ne reçoit pas des services inadéquats parce que les ressources sont insuffisantes.
Les ressources sont abondantes. La charge fiscale provinciale la plus élevée du Canada crée une capacité institutionnelle importante. Cette capacité est utilisée pour habiller des policiers en sans‑abri aux intersections.
Ce que les citoyens méritent
Une force policière financée par la fiscalité publique n’est pas une opération d’application de la loi privée. C’est une institution publique avec un mandat précis : la sécurité publique.
Pas la génération de revenus. Pas l’extraction clandestine de la population qui la finance. Le citoyen qui paie les taux d’imposition du Québec a droit à une police qui le protège.
Pas une police qui le trompe. Pas une police qui utilise son argent fiscal pour financer des opérations destinées à extraire davantage d’argent d’eux par des tactiques dont ils n’ont pas été informés et auxquelles ils n’auraient pas consenti s’ils en avaient été avisés. L’opération de 2015 a été confirmée et le déguisement de sans‑abri a été reconnu comme une erreur.
Aucun officier n’a été sanctionné. Aucune politique n’a été modifiée concernant l’application clandestine aux intersections. Le porte‑parole a confirmé que la tactique se poursuivrait sous d’autres déguisements.
Ce qui signifie que l’opération se poursuit probablement aujourd’hui sous des formes qui n’ont pas été rendues publiques. Le contribuable qui a financé le salaire, le véhicule, l’équipement et le costume de l’officier n’en était pas informé. Maintenant, il le sait.
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