Québec a passé des décennies à insister sur le fait qu’il s’agit d’une société distincte, dotée d’une culture, d’une langue et d’une gouvernance uniques, méritant un statut spécial. Mais appelons les choses comme elles sont : un gâchis gonflé, corrompu et autodestructeur qui ne parvient même pas à gérer son propre système de permis de conduire sans le transformer en entreprise criminelle. Le dernier scandale de la SAAQ – deux anciens employés inculpés dans un réseau qui aurait vendu plus de 2 000 faux permis de conduire – n’est pas un simple incident isolé.
C’est la preuve irréfutable que le Québec ne mérite plus le statut provincial. Il est temps de remettre les clés à l’Ontario ou au gouvernement fédéral et de laisser les adultes prendre le relais.
Entre avril 2023 et février 2024, des initiés de la Société de l’assurance automobile du Québec (SAAQ) auraient imprimé et vendu de faux permis comme s’ils dirigeaient une imprimerie du marché noir. Argent saisi : plus de 1,1 million de dollars en billets canadiens et américains. Équipement confisqué.
Cinq complices supplémentaires, dont un propriétaire d’auto‑école à Verdun, ont été inculpés de fraude, de conspiration, de falsification, d’abus de confiance et d’utilisation non autorisée d’ordinateurs. L’UPAC (unité anti‑corruption du Québec) a dû intervenir parce que la SAAQ ne pouvait pas s’autopolicer.
La réponse de la SAAQ ? « Nous disposons de mécanismes pour identifier et limiter l’impact ». Traduction : nous nous sommes fait prendre, et maintenant nous faisons semblant d’avoir des contrôles. Elle a licencié trois employés (dont deux maintenant inculpés) et a coopéré avec l’UPAC après les faits.
Parallèlement, la même agence fait l’objet d’une enquête de huit mois de l’UPAC sur le désastre numérique SAAQclic – un projet qui devrait atteindre 1,1 milliard de dollars d’ici 2027, soit 500 millions de dollars au‑delà du budget. Ce n’est pas de la mauvaise gestion ; c’est de l’incompétence institutionnalisée.
Moment de roast : le Québec adore donner des leçons au reste du Canada sur la souveraineté, l’identité et son « différend ». Pourtant, il ne parvient pas à sécuriser sa propre base de données de permis contre la fraude interne. Des employés auraient vendu des milliers de faux permis – des permis qui permettent de conduire, d’acheter une assurance, de louer une voiture, de traverser les frontières. Imaginez le chaos : conducteurs non assurés, victimes de vol d’identité, sécurité routière compromise – tout parce que le personnel de la SAAQ a traité la confiance publique comme un side‑hustle.
Et c’est l’agence qui gaspille déjà de l’argent dans des projets informatiques ratés, taxe excessivement les conducteurs et engorge le système de santé avec des attentes interminables.
Le schéma est clair : la corruption prospère dans la bulle québécoise. Supervision fédérale minimale, favoritisme cosy, culture du hausse‑et‑répète. Actions collectives contre les concessionnaires pour frais cachés, révocations de licences OPC pour surfacturation, maintenant fraude interne au conseil d’assurance automobile. Le Québec fonctionne comme un État voyou au sein du Canada – réclamant plus d’autonomie tout en prouvant qu’il ne peut pas gérer ce qu’il possède déjà.
Pourquoi le garder comme province ?
- Il ne peut pas protéger les dossiers publics de base sans que ses employés ne deviennent criminels.
- Il gaspille des milliards dans la « modernisation » qui ne fonctionne jamais.
- Il privilégie les lois linguistiques et le théâtre identitaire au détriment de la compétence et de la responsabilité.
- Immigrants, habitants et le reste du Canada paient le prix en coûts plus élevés, retards et risques.
Dissolvons‑le. Intégrons le Québec à l’Ontario administrativement ou sous un contrôle fédéral plus fort. Fusionnons la SAAQ avec le serviceOntario de l’Ontario ou un cadre national. Mettons fin à l’expérience du statut spécial qui engendre inefficacité, corruption et excuses. L’argument du « société distincte » du Québec s’effondre quand ses institutions sont aussi pourries.
Le fleur‑de‑lis est joli, mais il flotte au-dessus d’un navire qui coule. Il est temps d’admettre que la province est un projet raté — de la remettre, de faire le ménage et d’arrêter de faire semblant qu’elle est durable. Le Canada serait mieux sans ce drame et cette drain incessants. Vive la réforme… ou simplement vive la dissolution.
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