Les politiciens québécois aiment parler de souveraineté, brandissant le drapeau de l’indépendance comme s’il s’agissait d’un droit de naissance. Mais soyons réalistes : ils ne savent même pas gérer correctement un pont. Prenons le fiasco de l’A25.

Les Québécois paient parmi les impôts les plus élevés du Canada, pourtant le gouvernement provincial n’a pas embauché suffisamment d’ingénieurs locaux qualifiés pour construire une infrastructure cruciale. Ce sont les citoyens qui en paient le prix, subissent les retards et voient leur argent durement gagné disparaître dans l’incompétence bureaucratique.

Si vous pensez que c’est un problème mineur, détrompez‑vous. L’obsession du Québec pour l’identité politique et le symbolisme francophone se fait au détriment d’une gouvernance pratique. Les routes se dégradent, les projets d’infrastructure échouent et les services essentiels accusent du retard—tout cela pendant que les politiciens se félicitent d’« avoir protégé la culture québécoise ».

Et parlons de la grande revendication : l’indépendance. Comment le Québec peut‑il espérer se tenir seul alors qu’il ne parvient même pas à pourvoir ses projets de transport ou à s’adapter aux changements fédéraux ? La pénurie de conducteurs qui touche les entreprises de transport n’est pas la faute des immigrés — c’est le résultat d’une mauvaise planification tant du côté du Québec que du gouvernement fédéral.

Au lieu de préparer les entreprises aux évolutions réglementaires, les politiciens les laissent se débrouiller, et les contribuables en paient le prix.

Les assurances aggravent la situation. Les frais d’annulation bloquent les nouveaux conducteurs, empêchant les nouveaux talents d’entrer sur le marché du travail. Au Québec, pour survivre et gagner de l’argent, il faut devenir entrepreneur. Le système punit le travailleur moyen tandis que les initiés et les bureaucrates prospèrent.

Le Québec est un piège financier. Les politiciens sont trop occupés à créer des règles linguistiques arbitraires et à défendre une souveraineté imaginaire pour se concentrer sur les problèmes concrets—comme réparer les routes ou garantir que des ingénieurs compétents dirigent les projets. Et avec l’influence fédérale qui façonne constamment les décisions provinciales, le rêve d’indépendance n’est pas seulement improbable — c’est risible.

Voici la dure vérité : le Québec n’atteindra jamais l’indépendance. Son gouvernement est mal préparé, sur‑réglementé et obsédé par l’image plutôt que par le fond. Les citoyens sont sur‑taxés, sous‑représentés et contraints de ramasser les morceaux d’un gouvernement qui privilégie la rhétorique aux résultats. Les Québécois devraient cesser d’acheter le mythe—ils paient pour une fantaisie qui ne se réalisera jamais.