Quebec a fièrement versé 177 millions de dollars d’argent des contribuables dans Lion Electric — le « champion vert » de Saint‑Jérôme qui devait mener la province vers un avenir électrique glorieux. En décembre 2024, l’entreprise s’est effondrée, a littéralement pris feu, puis a été vendue pour un humiliant 6 millions de dollars. Le Québec n’a récupéré que des miettes pour son gros investissement dans le « transport durable ». C’était déjà embarrassant.

Ce qui se passe quand on place réellement ces « voitures de golf » glorifiées sur les routes du Québec, c’est de la pure comédie.

Ce qui arrive réellement quand on en conduit une

Montréal. Un trajet scolaire parfaitement ordinaire. Un autobus électrique Lion standard.

Un nid-de-poule tout à fait normal à Montréal. Le bus ne ralentit pas. Il ne tremble pas.

Il s’éteint simplement. Le moteur coupe complètement. Mort dans l’eau.

Un nid‑de‑poule. À Montréal. Sur une rue résidentielle pour laquelle le bus a été acheté et subventionné.

C’est le même réseau routier légendaire de Montréal qui transforme chaque hiver en zone de guerre et crée des centaines de milliers d’heures de misère routière chaque année. Et pourtant la province s’attendait à ce que ces délicates princesses électriques y survivent. Elles n’y arrivent pas.

Le design qui punit la compétence de base

La transmission de ces bus porte un petit avertissement poli : « Veuillez ne pas passer directement de la marche avant à la marche arrière sans passer par le point mort ». Il n’y a aucun verrou mécanique. Aucun interverrouillage de sécurité. Juste une suggestion amicale à l’écran.

En d’autres termes, le bus est parfaitement disposé à laisser n’importe quel conducteur — surtout un conducteur fatigué, pressé ou novice, naviguant dans le trafic montréalais avec des enfants hurlants à l’arrière — détruire la transmission d’un simple geste négligent. Un véhicule correctement conçu empêche les erreurs stupides. Le véhicule « avenir vert » du Québec repose sur l’espoir et une étiquette d’avertissement.

Brillant. Et ça devient encore meilleur. Pour certains réinitialisations, les conducteurs doivent éteindre manuellement le système de batterie de 400 volts.

Cette procédure charmante nécessite deux coupures séparées : une à l’intérieur de la cabine, une autre via une petite porte à l’extérieur du côté conducteur. Les nouveaux conducteurs reçoivent une feuille de route papier et une tape dans le dos. C’est tout.

Pas de formation pratique sérieuse pour manipuler les systèmes haute tension. Juste « bonne chance, n’électrocutez pas les enfants ou vous-même ». Le Québec a remis des machines mortelles de 400 volts à des personnes à peine informées, puis les a envoyées sur des rues truffées de nids‑de‑poule avec de vrais enfants à bord. Que pourrait‑il bien arriver de pire ?

La suspension qui expose tout

La suspension est si rigide et impitoyable que chaque nid‑de‑poule, chaque joint de route et chaque portion d’asphalte délabrée de Montréal est transmis directement à travers le plancher jusqu’à la colonne vertébrale de chaque passager. Athlètes des Jeux Spéciaux. Petits enfants.

Enfants avec des troubles sensoriels. Ils ne sont pas amortis. Ils obtiennent un siège au premier rang pour voir la vraie condition des infrastructures du Québec — livrée en détail violent, qui fait vibrer les os.

Une suspension d’autobus scolaire est censée protéger les passagers des mauvaises routes. Celle‑ci agit comme un ingénieur en colère qui dépose une plainte.

Le tableau complet du délire provincial

Le Québec a dépensé 177 millions de dollars pour subventionner des bus qui ne peuvent pas supporter les routes du Québec. La propre infrastructure pourrie du Québec rend les bus inutilisables sur les rues qu’il a imposées. La formation bâclée des conducteurs jette les nouveaux opérateurs dans des systèmes de 400 volts avec pour seul guide un bout de papier.

Tout le programme de subvention des bus électriques a été conçu pour acheter des jouets verts brillants tout en ignorant la réalité de base de la province : routes épouvantables, hivers rigoureux et conducteurs qui ont besoin de véhicules réellement utilisables, pas de déclarations idéologiques délicates. Le résultat ? Chaque matin d’école, sur les trajets ordinaires de Montréal, on peut assister à la farce :

  • Un bus trop grand et trop fragile pour les rues étroites et cassées
  • Une suspension qui diffuse chaque défaillance de l’entretien provincial
  • Une transmission qui supplie les conducteurs de ne pas la casser (mais les laisse le faire)
  • Des nouveaux conducteurs qui gèrent les batteries haute tension comme un mardi ordinaire
  • Le tout fièrement brandi comme le grand saut du Québec vers un futur électrique, sans carbone

Le conducteur assis là, avec un bus mort, un moteur mort, et des enfants vivants à bord, a une vision bien plus claire de la réalité.

Ce qui aiderait réellement (mais le Québec ne le fera jamais)

  • Systèmes de transmission avec de véritables sécurités mécaniques au lieu de simples avertissements polis
  • Formation réelle et démontrée à la compétence sur les systèmes de 400 volts avant de laisser quiconque conduire seul
  • Suspensions conçues pour les vraies routes de Montréal, pas pour une fantaisie européenne lisse imaginaire
  • Investissement sérieux pour réparer l’infrastructure qui dévore ces jouets coûteux
  • Aucun de cela ne nécessite de la science spatiale. Il faut simplement ce que la classe politique et bureaucratique du Québec semble incapable de fournir : honnêteté et compétence de base.

Les bus existent. Les routes désastreuses existent. Les conducteurs sous‑formés existent.

Les excuses embarrassantes existent. Et les 177 millions ? En grande partie disparus.

Bienvenue dans la révolution du transport vert du Québec. Ce n’est pas électrique. C’est simplement humiliant.