Je conduis un autobus scolaire au Québec. Chaque après‑midi, je ramasse les enfants du primaire directement à la sortie de l’école. Et chaque jour, je me pose la même question : qu’est‑ce qu’on leur enseigne, bordel ?

Parce que ce n’est clairement pas le respect, la sécurité ou les bonnes manières de base. Ces gamins montent dans le bus et le transforment immédiatement en cirque :

  • Lancer des trucs
  • Se tenir debout pendant que le bus roule
  • Crier à tue‑tête
  • Se pousser les uns les autres
  • Jouer à la balle comme à la récré
  • Sortir la moitié du corps par la fenêtre comme s’ils cherchaient la mort

Et moi, je suis censé conduire en toute sécurité pendant que ce chaos se déroule derrière moi. Rappelons‑nous : je suis conducteur, pas enseignant, pas intervenant, pas baby‑sitter, pas agent de sécurité. On ne me paie pas, ni ne me forme, pour discipliner plus de trente enfants. Mon travail, c’est de les ramener chez eux en un seul morceau. C’est tout.

Pourtant, le système scolaire laisse les conducteurs gérer ce bordel chaque jour. Pendant ce temps, le Québec se vante de son « excellente » éducation. Nous payons parmi les impôts les plus lourds du Canada :

  • Impôt sur le revenu élevé
  • QST élevée
  • Taxes foncières lourdes

Tout cet argent devrait servir à offrir à nos enfants une vraie éducation : discipline, respect, sens du danger, décence humaine. Mais la réalité que je vois chaque après‑midi est tout le contraire.

Ces enfants sortent de l’école comme s’ils n’avaient rien appris sur l’autorité, la sécurité ou le respect des personnes qui les conduisent gratuitement à la maison. Ce sont les contribuables qui financent tout ça. C’est la négligence québécoise à son meilleur. Le système éducatif est loué sur le papier, mais sur le terrain ? Il produit des gamins qui n’ont aucun respect des règles, aucune considération pour la sécurité et aucun respect pour les adultes responsables. Et quand les conducteurs le signalent ?

Les écoles traînent les pieds. Rien ne change. Les conducteurs démissionnent. La pénurie s’aggrave. Des lignes sont annulées. Et le cercle vicieux se répète.

C’est pourquoi tant de conducteurs d’autobus scolaires quittent le poste ou refusent le travail. Personne ne veut risquer sa vie à garder des enfants indisciplinés pendant que l’école et les parents restent les bras croisés. Le Québec aime se croire meilleur que les autres, mais quand il s’agit de discipline de base et de former des êtres humains responsables ? On échoue lamentablement. Et on paie le prix fort pour cet échec.

Réveillez‑vous. L’argent que nous payons en impôts ne crée pas magiquement des enfants respectueux et disciplinés. Il finance un système qui les laisse se comporter comme des sauvages dès qu’ils montent dans le bus.

Je ne suis pas le seul conducteur à voir cela. C’est systémique. Et tant que les écoles et le ministère de l’Éducation n’assumeront pas une vraie responsabilité, la pénurie de conducteurs ne fera qu’empirer.

Parce que personne ne veut ce boulot quand les enfants n’ont aucun sens du danger et aucun respect de l’autorité. Québec, vous nous facturez comme si nous avions le meilleur système éducatif du monde… Mais les enfants de mon bus chaque après‑midi prouvent le contraire.