Pourquoi, en tant que Canadien·ne, créer une entreprise au Québec est l’une des décisions les plus stupides que vous puissiez prendre en 2026
Regardez, le Canada vous offre 10 provinces au choix. Dix. Vous pourriez installer votre commerce en Alberta avec ses faibles impôts et son ambiance « let’s actually grow », ou en Ontario avec son marché gigantesque et ses panneaux en anglais partout.
Ou même en Colombie‑Britannique si vous aimez les montagnes et la tech. Mais le Québec ? Choisir le Québec comme domicile d’entreprise, c’est comme s’inscrire volontairement à la course d’obstacles la plus chère, bureaucratique et francophone du pays — puis se demander pourquoi votre portefeuille et votre santé mentale sont vides.
Les chiffres froids et durs qui ne mentent pas
Le rapport Economic Freedom of North America 2025 du Fraser Institute (données 2023, publié fin 2025) classe le Québec dernier parmi les provinces canadiennes lorsqu’on ne regarde que les politiques provinciales — un pathétique 3,10/10. C’est inférieur à toutes les autres provinces.
Dans le classement nord‑américain complet (60 juridictions), le Québec se place 56ᵉ, avec sept provinces canadiennes (dont le Québec) en dessous de tous les 50 États américains. L’Alberta ? Le leader du Canada, à la 30ᵉ place.
L’écart n’est pas minime — c’est un canyon de taxes élevées, de dépenses gonflées et de règles du travail qui traitent les entrepreneurs comme des distributeurs automatiques avec des jambes. La Canadian Federation of Independent Business (CFIB) est encore plus directe : « Le Québec est l’endroit le plus mauvais pour les impôts au pays. » Les petites entreprises y paient parmi les taux combinés fédéral‑provincial les plus élevés du Canada, et les micro‑entreprises (moins de 5 employés) sont frappées plus durement que dans presque tous les États américains. Nous payons déjà 20‑23 % de plus en impôts que les firmes américaines comparables, et le Québec se situe près du bas de cette liste.
Embaucher du personnel ?
Bonne chance avec les impôts sur le revenu personnel les plus élevés du Canada et des lois du travail rigides qui transforment le licenciement en cauchemar. Vous voulez vous développer ?
Profitez du paperasse que la CFIB adore critiquer chaque année dans son Red Tape Report Card. Et puis il y a le piège linguistique — la Loi 96, le cadeau qui ne cesse de coûter. Depuis juin 2025, les entreprises de 25 employés ou plus doivent « franciser » complètement, s’enregistrer auprès de la police de la langue (OQLF) et rendre le français « marquément prédominant » sur tout : panneaux, sites web, emballages, contrats, même les documents internes si les clients se plaignent.
Les entreprises américaines l’ont même listée comme barrière commerciale dans le rapport du U.S. Trade Representative. Les Canadiens qui ne parlent pas français ?
Bonne chance pour embaucher ou faire du marketing sans frais de traduction supplémentaires et amendes. Ce n’est pas « protéger la culture » quand cela exclut les talents et les clients anglophones de votre entreprise. C’est une blessure auto‑infligée déguisée en fierté.
Exemples récents
- Le désastre SAAQ que nous avons critiqué la semaine dernière : fiasco informatique de plusieurs milliards, frais 60‑65 % plus élevés qu’en Alberta pour un service pire, perquisitions UPAC, et dirigeants qui ont « délibérément induit en erreur » le gouvernement.
- Les nouveaux puces RFID des poubelles Lorraine qui infligent 460 $ d’amende aux familles pour avoir sorti leurs ordures « trop souvent ».
Même énergie : sur‑réglementer, cacher derrière le « c’est notre façon de faire » et la bureaucratie francophone, puis s’étonner quand les gens et les entreprises disent « c’est fini » et partent. L’économie québécoise ? La croissance la plus lente prévue au pays pour 2025‑2026 selon plusieurs prévisions, d’énormes déficits, et des tarifs qui frappent le plus durement la fabrication et les exportations.
La confiance des petites entreprises ? Souvent la plus basse du Canada selon le Baromètre de la CFIB. Pendant ce temps, l’Alberta vous laisse réellement gérer une entreprise sans que l’État compte vos couches ou vous oblige à réécrire votre site en français parfait.
En résumé
- Si votre clientèle est entièrement rurale au Québec, que vous parlez un français impeccable et adorez payer des prix premium pour tout, allez-y.
- Mais en tant qu’entrepreneur·e canadien·ne ordinaire qui veut simplement construire quelque chose sans que le gouvernement vous traite comme une source de revenu ambulante enveloppée de paperasse linguistique, le Québec est un suicide financier et mental.
Déplacez‑vous en Alberta, en Ontario, ou littéralement n’importe où ailleurs.
Votre futur vous (et votre compte en banque) vous remercieront.
Tabarnak de business plan ruiné. 🚫🇶🇨💸
Comments